Après une nuit à Paris puis une escale à Singapour, me voici
débarqué à Hanoi. Le moins qu'on puisse dire est que le dépaysement
est au rendez-vous ! Surtout après Singap où l'on entretient les
jardins du golf armé d'une pince à épiler.
Pour regagner la capitale, distante d'une 40aine de km de
l'aéroport, j'ai choisi de prendre le contre-pied de la masse
touristique en boudant les taxis et dénichant le seul bus local le
desservant. Du coup, j'ai été servi puisqu'on a pris le temps de
traverser des zones plus rurales.
Je ne sais pas comment je suis arrivé entier, ni comment la
vieille quincaille a tenu le coup. Toujours est-il que j'ai pu
profiter du spectacle pendant que Mad Max chez les Viets prenait à
la volée ou se délestait de quelques passagers, entre les charges
d'assaut. Je confirme par ailleurs qu'il semble que l'on conduise
grosso modo à droite.
Ambiance de joyeuse anarchie, où, de part et d'autre d'une route
poussiéreuse, se mêlent paysans tirant leurs boeufs, garagistes de
fortune ou d'infortune, bouig bouig où l'on sert à manger,
enchevêtrement de constructions hétéroclites, alignement
improbable d'habitats, de taudis, ou de grandes maisons, des
rizières, des mamies, chapeau pointu et fardeau sur les épaules,
des vendeurs à la sauvette, des étudiantes sur leur scooter...
Quant à Hanoi, je la découvre au soleil couchant. La vie se fait
dans la rue, beaucoup de promiscuité. Les klaxons sont incessants
et le flot de motos continu. Les vietnamiens rencontrés ont été
tantôt distants, tantôt chaleureux. Je goûte à la soupe servie dans
une petite cantine de rue ; on est étonné de m'y voir... Puis
je suis intrigué de découvrir que la Tiger beer en pression
est servie au bout d'un tuyau sur les trottoirs. Qu'à cela ne
tienne, je me laisse tenter par l'invitation de 2 jeunes de Kuala
Lumpur. Trinquons chers amis !
Cette ville semble ne jamais vouloir se coucher...
Commentaires